Les pensées de Julie et de son alter-ego schizo-geek Tiana… La vie, la mort, les schtroumpfs, des questions inutiles, des débats existentiels, mes petites poisses du quotidien… Vous trouverez également une galerie de mes peintures et dessins ainsi que des critiques de séries, livres et CDs.
Attention, je vais faire dans l’opération feignasse: réutiliser une critique que j’ai rédigée pour un autre site (French Métal, excellent webzine, je vous le recommande), mais c’est pour la bonne cause. L’album “Like Brothers” du groupe Perpignanais Civil War a été un de mes grands coups de cœur de l’année 2009 et, plutôt que de vous expliquer en long, en large, et en travers pourquoi vous pourriez aimer, je préfère vous livrer la chronique originale, datant de septembre dernier:
Civil War — Like Brothers.
“Après « Watch your back », Civil War nous propose ici un album entièrement acoustique. Il y a pourtant une continuité dans le style qui fait que la transition ne choque pas – un même titre se retrouve d’ailleurs sur les deux albums. Si vous avez aimé le premier album, il y a de fortes chances pour que celui-ci vous séduise également…
Certains savent ce que c’est et l’attendent, leurs projets pour la soirée déjà prêts. D’autres ne savent pas le moins du monde de quoi il retourne, la médiatisation étant encore insuffisante. D’autres s’en foutent comme de leur premier Hummer, c’est leur choix. Et enfin, il reste une grande partie de la population qui ne sait guère quoi en faire, guère que croire, doute des bénéfices réels. Mon but ici n’est pas d’imposer des idées mais de vous informer — après, à chacun de faire ses choix, en connaissance de cause. Au moins, vous connaitrez quelques détails pour briller lors de vos prochaines réceptions chez l’Ambassadeur Ferrero (qui sont toujours un succès). Continue reading Earth Hour 2010
10 mars 2010… C’est si dur… de plus en plus dur. J’ai l’impression d’escalader une montagne dont je ne verrais pas le sommet, avec un peu moins de force dans les bras à chaque impulsion. Je me tiens à ma paroi, lisse, comme une moule à son rocher car l’alternative est simple : on s’agrippe ou on chute. Mais c’est de plus en plus usant et je me sens de plus en plus seule face à la maladie.
Ne sachant trop comment reprendre le fil de ce blog, qui a décidément besoin d’être débroussaillé, je vais tenter un petit résumé de mes dernières aventures médicales, histoire de vous mettre à jour avant de repartir en sucette. Une fois les faits énoncés, il sera toujours temps de repasser en mode pathos (non, ce n’est pas un pote d’Aramis, bande de nazes…) ou humour anthracite de derrière les fagots.
Je vous avais laissé en plan entre deux batteries de tests, avec un possible cancer bis (comme les itinéraires, oui voilà), soupçonné mais non avéré. Comme vous l’aurez peut-être déjà remarqué, j’ai une forte propension à la poisse : autant dire que la réalité est pire que ce qui avait été envisagé à l’époque.
Fast foward jusqu’aux vacances de Noël. Durant toute la semaine que j’ai passée en Autriche, je me suis trainé ce qui ressemblait furieusement à un torticolis faisant suite à un faux mouvement. Je ne m’en suis pas inquiétée outre mesure jusqu’au matin du départ où je n’ai plus pu ignorer le problème : coincée comme jamais, hurlements de douleur en option… évidemment, je n’ai pas pu prendre l’avion.
Un jour ou l’autre, tout fumeur décide d’arrêter… ou d’essayer d’arrêter. Moi-même grosse fumeuse, je garde un souvenir éprouvant de ma dernière tentative, si éprouvant que je n’ai pas réellement tenté de réitérer la chose sérieusement depuis plus de 5 ans. Comme l’a dit Maître Yoda (meuh non je ne suis pas une geek) : « N’essaie pas. Fais le, ou ne le fais pas. Mais il n’y a pas d’essais ». Alors demain – ou plutôt ce soir en me couchant, j’arrête.
Bonne résolution en l’air du mois de janvier, comme tout ce que l’on entreprend généralement en janvier ? I don’t think so… Déjà, je vis dans une maison où nous sommes cinq fumeurs et nous allons tous arrêter en même temps, ce qui devrait m’être d’une aide considérable. Cette date qui n’a pas été choisie par moi tombe à pic pour me donner l’impulsion nécessaire – bien que, ne nous mentons pas, je flippe ma race (pour rester correcte, hein !) à la simple idée de ne plus m’allumer de clope à la moindre occasion.
Je crois bien que je viens de battre mon record en termes d’espacement entre deux publications… A force de trop attendre le positif pour avoir une bonne raison d’écrire, on en arrive à un blog qui ressemble à une vieille casse auto à l’abandon ! Et puis bon, vous allez vous réjouir trop vite à croire que je suis déjà morte, sus aux espoirs d’héritages de ma collection de Spirou et de mes MP3 pourris… ! Alors bien que j’espère dans les prochains jours vous donner de bonnes nouvelles, me remettre aux billets légers et aux critiques acerbes de mes congénères ou encore de la « culture », je n’en suis pas sûre, j’ai même rarement été aussi peu sûre du lendemain. Je vous envoie donc un petit billet du fond du fond, bande de veinards !
Ah ! La médecine… Une science pas tout à fait exacte qui a généralement besoin de confirmations pour être crédible. Je vous ai laissés en rade depuis un moment, alors petit rattrapage : une fois mes séances de chimio terminées, j’ai eu droit à mes quelques semaines de radiothérapie. Un gag en soi, d’ailleurs, ce traitement, question organisation, mais passons… disons qu’au moins, j’ai pu visiter la région en taxi en long, large et même travers ! Toujours est-il que le temps fait son œuvre et que je suis venue à bout des rayons. Champagne ? Non, tout juste Champomy – et encore, à condition qu’il soit en promo, faut pas gâcher pour de mauvais prétextes.
La plupart des gens aiment bien chanter, comme ça, pour le plaisir, et ce même si c’est faux car finalement, on a rarement le jury de la Nouvelle Star dans notre salle de bains. Certains comme moi poussent même le vice jusqu’à pousser la chansonnette dans un micro, sans égard aucun pour les oreilles de leurs congénères alentour. Pour ce faire, plusieurs moyens existent… traîner les bars karaoké, squatter chez un ami qui a une installation ad hoc, ou disposer d’une console de jeux et de sa ludothèque associée.
Tout ça, c’est bien gentil, mais c’est la crise, nondidju, et si on veut manger pommes et poireaux, voire même de la viande les jours de fête, difficile d’investir dans une Playstation 3 pour satisfaire de simples plaisirs vocaux (mais pas forcément auditifs, notez bien). Après plusieurs générations plus ou moins réussies de karaoké gratuits sur PC (j’ai encore le douloureux souvenir de sons MIDI…), nous tenons enfin un logiciel digne de ce nom: Ultrastar Deluxe.
Chers lecteurs, c’est l’été (ça ne vous aura pas échappé j’en suis sûre) et, de fait, mes neurones se sont mis en mode “vacances”… je veux bien réfléchir, mais pas trop non plus… comme dirait Pulco-man: il fait trop chaud pour rédiger (bon, je dis ça, là il pleut, mais ne digressons pas…). Cette période où tout (et tout le monde, semble-t-il) fonctionne au ralenti n’est guère propice à mon inspiration.
C’est pourquoi, dans un élan de flemme, je m’adresse à vous pour vous demander quels sujets vous aimeriez voir traités ici. Ayant trouvé mes “habitués” un peu mous du commentaire, ces temps-ci, je me dis qu’ils seront peut-être plus inspirés par d’autres thématiques de leur cru (et moi aussi, probablement).
Je suis ouverte à (presque) toutes les suggestions et, après tri, tenterai de pondre des billets sur les sujets sélectionnés. Profitez-en, c’est un peu “rédac’ chef d’un jour à Julies’land”! J’attends vos idées, à vos commentaires!
Qu’on est toujours tout seul au monde. Diantre, la chanson française sait enfoncer des portes ouvertes quand l’envie lui en prend… Cela dit, c’est joliment dit, et c’est on ne peut plus vrai, alors pourquoi chercher à reformuler ce qui est déjà limpide? Oui, OK, j’avoue, c’est assez mal parti pour le billet guilleret que je vous avais promis il y a un temps déjà. Rassurez-vous, mes coups de mou ne durent jamais bien longtemps.
Je pourrais m’étendre sur ce sujet concernant la vie privée; les amis, le conjoint, la famille, mais c’est finalement assez différent et les proches, eux, ne sont pas à blâmer de cet état de fait. Non, là, j’ai comme une envie de me fâcher contre le corps médical (et quand je dis corps médical, je ne parle pas de Brandon, aide soignant le jour, Chippendale la nuit, bande de tartes…). Non, je parle des médecins qui ont raté l’UV “relations humaines” (ah, cette UV n’existe pas? Oh ben vous m’en direz tant!).
… ou quand celle qui se croyait supérieure réalise qu’elle ne diffère guère des masses qu’elle critique. Votre dévouée se sent d’humeur psycho-anthropo de comptoir, aujourd’hui. C’est fou comme une fois qu’on ouvre les vannes de l’autocritique, on en devient intarissable.
C’est bien connu, un cancer change la vision des choses, de la vie, des valeurs et blablabla et blablabla. Quelque part, c’est vrai. Ça n’empêche cependant pas de se poser moult questions sur soi et son rapport à soi-même. Il n’y a pas que des lendemains qui chantent à la perspective d’une guérison, il y a parfois aussi une remise en question d’un important nombre de choses. Pas plus mal, me direz-vous.
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