J’étais gentiment à la FNAC de Strasbourg, en février dernier, ayant en mémoire que le rayon métal était au temps jadis particulièrement bien fourni. Pendant que ma copine Nathalie faisait ses emplettes, je me suis donc installée dans mon coin favori pour écouter les nouveautés. Assez rapidement, j’ai eu en main le dernier album de TODT (ça ira nettement plus vite…). Pochette dénotant au milieu des autres, elle a attiré mon regard, et je me rappelais avoir lu une critique élogieuse quelques mois auparavant qui m’avait donné envie de les écouter. Et là, catastrophe… le drame, ce CD, pourtant en facing, était le seul de la rangée à ne pas être reconnu par la borne d’écoute… blasée, j’étais. Finalement, sur une impulsion alors que je faisais la queue, j’ai rebroussé chemin pour retourner chercher ce CD dont je n’avais pas entendu la moindre bribe… Ah, l’intuition féminine, desfois, ça vous change une femme.…
The Old Dead Tree…. Ma grande révélation musicale de 2008. Il y a tant à dire que je vais leur dédier plusieurs billets afin de ne pas filer une indigestion au lecteur suite à la lecture d’un billet de 12 page sur les susnommés….
Billet 1: la révélation!
Je n’ai pu écouter que quelques morceaux dans la Twingo de Nathalie avant qu’elle ne craque et n’arrête la lecture avant de céder à la pulsion de nous jeter, mon CD et moi, par la fenêtre sur l’autoroute… non, hélas, tout le monde n’aime pas le métal. Elle s’intéresse, cela dit, et a essayé de comprendre ce qui me plaisait dans cette musique. Elle a même reconnu une certaine beauté dans ce qu’elle avait entendu. Toujours est-il (vous noterez que j’ai une certaine tendance à la digression….) que les quelques morceaux que j’ai entendu ce jour là m’ont séduite à la première écoute et que je savais que je tenais là une petite merveille.
Alors cet album, finalement, parce que c’est bien là le sujet (oui, je sais, je m’étais égarée…). The Water Fields a donc été mon premier contact avec TODT et a provoqué un coup de foudre sans précédent. Mon but, maintenant, est de vous donner envie de vous pencher sur ce groupe, que vous soyez d’obédience métalleuse, ou non (un autre billet sera bientôt rédigé à ce sujet).
Car TODT, ce n’est pas un groupe de métal cantonné à un style bien précis (death, black, gothic metal…) mais une musique d’une grande richesse, difficile à cataloguer car — chose assez rare — unique. C’est que les gaillards ne se sont pas contentés d’écouter du black dans la cave, bière à la main toute leur adolescence. Je peux me tromper, mais je pense que plus des musiciens sont ouverts à tous types de musiques, plus en sera intéressante leur production.
Ce qui est fabuleux dans leur musique, c’est cette alternance entre émotion à fleur de peau et violence, mais toujours justifiée. C’est ce qui apporte équilibre et beauté aux morceaux. La voix de Manuel passe d’un extrême à l’autre avec une aisance déconcertante. Les instruments, très techniques, passent pourtant avec une étonnante légèreté. Les textes sont extrêmement bien écrits, et on sent les membres du groupe pénétrés par ce qu’ils jouent. On peut ressentir les émotions fortes qui ont mené à l’écriture de l’album. Je parle ici d’un groupe de métal, mais je pense qu’il peut plaire à un public plus large. Certains passages me font penser à un Muse un tantinet plus énervé… Pourquoi toujours cataloguer les choses? Alors certes, la joie de vivre n’est pas le sentiment dominant de “the Water Fields”, mais la beauté et la puissance des morceaux devraient rapidement anéantir les défenses acoustiques des réfractaires de la première écoute… Vous ne risquez rien à essayer!
Comme je ne suis pas franchement convaincue par ma propre prose, sur le coup-là, je vous invite à découvrir leur site:

















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