La lecture ça se perd, et c’est bien dommage, ma bonne dame… un livre ne tombe pas en panne de batteries, par exemple, et rien que ça, c’est la suprématie du verbe sur la console! Et lire, c’est sympa et facile. Si si, les filles, je vous jure, c’est un peu comme Closer, sauf que c’est intéressant et bien écrit.
Alors on sort son neurone d’astreinte de sa cryogénisation estivale et on se rappelle les rudiments du CP. Je sais que tout le monde n’aime pas lire, souvent grâce à cette chère éducation nationale, je ne blâme donc personne. Moi-même, on m’a fait lire Hugo en CM2, et figurez-vous que les détails sur la décapitation à 10 ans, je comprendrais que ça en ait calmé plus d’un… mais je m’égare. Ce que je veux dire, c’est que parfois, il suffit d’un livre qui fait tilt pour aimer lire d’un coup d’un seul.
Je vais donc vous présenter ma dernière lecture, en espérant vous donner envie de lire ce livre, j’ai nommé “La cathédrale de la mer”, par lldefonso Falcones.
C’est le genre de livre que j’adore car tout y est. Une histoire passionnante dans un contexte historique particulier, comprenant aventure, drame, amour, épidémies, bastons et oui, chers pervers, du sexe (on attire le chaland avec les moyens du bord!). Si vous avez aimé “Les piliers de la terre” de Ken Follet, courez acheter ce bouquin.
Mais de quoi ça parle? Falcones nous conte la vie d’Arnau Estanyol (le héros, donc, faut suivre), dans la Barcelone du XIVème siècle. L’histoire commence le jour de sa conception, on a donc tout le loisir de suivre ses pérégrinations. Né serf dans la pampa espagnole, il va se retrouver dès son plus jeune âge dans la jungle catalane, où il devra trouver sa place. Sa destinée hors du commun lui fera gravir les échelons sociaux sans jamais oublier d’où il vient. Un héros humain et philanthrope, quoi.
Ce qui rythme le roman, c’est la construction de la cathédrale de la mer — presque un personnage à part entière, un temple à la Vierge dédié au peuple et non aux nantis aux bourses bien garnies. Privé de sa mère, Arnau verra en cette Vierge un substitut qui le guidera. De simple bastaix (porteur de pierres), il deviendra puissant et riche au fur et à mesure de ses aventures.
OK, dit comme ça, c’est un peu confus, voire cliché. Mais ce livre est réellement difficile à fermer entre deux chapitres. C’est bien écrit, et je dirai même bien traduit (pas si souvent, ça…). Les personnages sont fédérateurs, attachants et leur psychologie est bien explorée. L’histoire est épique, mais sans excès, toujours dans la justesse. Et moi qui suis mauvaise en histoire, j’ai apprécié de me plonger dans l’Espagne médiévale, très bien rendue. J’ai ainsi découvert une époque, ses croyances, ses rites, son mode de vie, sans jamais m’ennuyer. Fort bien documenté sur son sujet, l’auteur nous immerge complètement dans la vie d’Arnau et nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.
Mon livre coup de cœur de cet été, je vous le recommande chaudement.

















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