En panne sèche de sujets palpitants depuis quelques jours et ne pouvant laisser mon blog plus longtemps dans la désolation, j’en reviens à mes classiques, une base intarissable de sujets où puiser.
Pour cette fois, je me tourne vers le métal et plus précisément vers The Old Dead Tree (Step 1: rappel).
Grande fan de TODT devant l’Éternel, je vais vous présenter “The Nameless Disease”, le premier album (hors-démo), un coup d’essai qui est un coup de maître, le genre d’album tellement bon qu’il est difficile de croire que c’est le premier.
De manière générale, j’aime rallier les gens à ma cause, et j’aime défendre “ma musique”. Car c’est un fait, le métal se heurte à bien des idées reçues. Quelle perte pour les gens de goût qui s’ignorent… car non, ce n’est pas forcément du bruit, sans saveur, sans consistance et sans mélodie.
TODT fait partie des groupes qui sortent du lot et qui pourraient fédérer un public nettement plus large que la sphère des métalleux tant il y a de qualités dans leurs compositions et dans leur interprétation.
J’ai choisi ce premier album car c’est en quelque sorte un concept-album dont le thème peut toucher chacun, malheureusement, de près ou de loin, à savoir le suicide, ou plus généralement la perte d’un être cher.
On sent bien à l’écoute que les 11 morceaux de cet album sortent des tripes. Requiem sous forme d’exutoire, “The Nameless Disease” fait passer les émotions par des textes magnifiquement écrits et d’une sincérité désarmante. Toutes les étapes du deuil sont ici exprimées: le déni, la colère, l’incompréhension, la culpabilité, la tristesse, les souvenirs…
Je vous l’accorde, ce n’est pas joyeux. Nonobstant, Baudelaire non plus, et on le lit pourtant avec plaisir. Non pas que je fasse une comparaison, mais nous ne vivons pas au pays des Bisounours et il n’est point besoin d’être soi-même au plus bas pour apprécier la beauté d’un texte. De manière générale, c’est ainsi, la beauté sort plus fréquemment de la douleur que du bonheur.

Musicalement parlant, le groupe glisse d’un extrême à l’autre au sein d’un même morceau, ce qui en fait le charme à mon sens, mais peut rebuter les oreilles non exercées. Les passages lourds collent parfaitement à l’ambiance et n’en rendent les passages doux que plus beaux.
Il faut probablement quelques écoutes pour adhérer à la musique riche et technique de TODT mais, croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle, car des groupes comme eux, avec un tel talent, il n’y en a pas tant que ça.
Vous trouverez quelques morceaux en écoute sur la page MySpace du groupe. Vous pouvez également en écouter trois ici même:



















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