
Ayant les chaînes d’info en continu comme bruit de fond, j’ai assez souvent des raisons de m’énerver… là tout de suite, je suis un peu lassée par la sectorisation — pour ne pas dire ghettoïsation permanente entre “riches” et “pauvres”. Chaque mesure gouvernementale (que je ne soutiens pas pour autant) est présentée comme une aide aux fameux riches, aux nantis, à ceux qui ont déjà de la chance…
En fait, deux choses m’agacent ici : d’une part, le jugement perpétuel des “riches”, et d’autre part la propagation de l’idée que les mesures ne concernent que ces derniers. Je pense que beaucoup de gens modestes ont travaillé et économisé toute leur vie pour avoir des possessions et les léguer à leurs enfants et qu’ils profitent, eux aussi, des mesures sur les lois de succession, pour prendre un exemple.
Aujourd’hui, on aiderait les “boursicoteurs” à la place des chercheurs d’emploi. Autant que je sache, beaucoup de gens, dans ce “petit peuple” (toujours défendu par les médias mais toutefois traité avec une condescendance certaine…) ont des actions en bourse — parfois même sans vraiment le savoir, merci les banques — dans l’espoir d’arrondir les fins de mois ou une retraite qui s’annonce bien mince…
On savait déjà que Porcinet… pardon, François Hollande, n’aimait pas les riches. Beau message pour un leader politique qui choisit de couper la France en deux, les gentils pauvres et les méchants riches, de manière plus que sommaire et passablement discutable! Mais l’information, elle aussi, supposée impartiale, se permet de plus en plus de largesses en la matière. Si je veux de la critique, je peux regarde les Guignols!
Qu’on juge nos dirigeants, je suis pour, c’est essentiel d’avoir une liberté de parole à ce sujet. En revanche, la condamnation systématique de ceux qui ont réussi, voilà quelque chose qui m’horripile. Parce que franchement, soyons honnêtes! Je crois que la réussite n’est nulle part aussi mal vue qu’en France, mais chacun de nous aspire pourtant à ne pas compter ses sous pour aller faire ses courses. Chacun aimerait voir son loyer passer tous les mois sans sueurs froides.
Être riche à millions ne m’intéresse pas, je suis tout sauf vénale et j’ai un mépris appuyé pour la richesse show-off. Mais à force de galérer, un certain confort me paraîtrait bien agréable. Pourquoi toujours dénigrer ceux qui ont ce que l’on aimerait également avoir? Envie, jalousie, mépris? Sans compter que gagner plus d’argent n’est pas forcément synonyme de perte de ses principes et valeurs, tout est question de choix et d’éducation.
Je ne cherche pas à défendre ma “caste”, je suis complètement “France d’en bas” (quel bel exemple de condescendance que cette expression, justement), fauchée et sans emploi. Mais je pense que chacun mérite un certain respect, indépendamment de ses revenus et de son succès. C’est très fashion de se mettre du côté des pauvres, mais personnellement, je pense que le respect de la diversité, c’est justement de respecter tout le monde et non pas d’opérer une forme de discrimination autre.
Pourrait-on critiquer les mesures prises sans pour autant toujours critiquer ceux qui en bénéficient? Dans un contexte difficile, pour ne pas dire de merde, un peu de cohésion et d’entente seraient bienvenues.
















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