La plu­part des gens aiment bien chan­ter, comme ça, pour le plai­sir, et ce même si c’est faux car fina­le­ment, on a rare­ment le jury de la Nou­velle Star dans notre salle de bains. Cer­tains comme moi poussent même le vice jusqu’à pous­ser la chan­son­nette dans un micro, sans égard aucun pour les oreilles de leurs congé­nères alen­tour. Pour ce faire, plu­sieurs moyens existent… traî­ner les bars karaoké, squat­ter chez un ami qui a une ins­tal­la­tion ad hoc, ou dis­po­ser d’une console de jeux et de sa ludo­thèque associée.

Tout ça, c’est bien gen­til, mais c’est la crise, non­didju, et si on veut man­ger pommes et poi­reaux, voire même de la viande les jours de fête, dif­fi­cile d’investir dans une Plays­ta­tion 3 pour satis­faire de simples plai­sirs vocaux (mais pas for­cé­ment audi­tifs, notez bien). Après plu­sieurs géné­ra­tions plus ou moins réus­sies de karaoké gra­tuits sur PC (j’ai encore le dou­lou­reux sou­ve­nir de sons MIDI…), nous tenons enfin un logi­ciel digne de ce nom: Ultras­tar Deluxe.

Pré­sen­tons un peu la bête… l’interface res­semble étran­ge­ment à celle du célèbre jeu Singt­sar, his­toire qu’on soit bien sûr d’avoir affaire à un clone (pour ne pas dire à du pom­page… au moins, ce n’est pas dépay­sant pour qui connaît l’original). La navi­ga­tion est aisée et intui­tive. On peut faci­le­ment para­mé­trer l’affichage des fichiers, par ordre alpha­bé­tique, dos­siers ou encore langues.

Jouer est simple: on lance un titre, les paroles défilent comme dans n’importe quel karaoké, et des barres indiquent s’il faut mon­ter dans les aigus ou des­cendre dans les graves. Une appré­cia­tion est attri­buée pour chaque ligne de texte, per­met­tant de cal­cu­ler la note totale. Le jeu ne juge que la jus­tesse des notes: vous pou­vez faire du yahourt avec les paroles, ça mar­chera. Vous pou­vez même, comme moi, avoir une voix de faus­set à cas­ser des miroirs, tant que la jus­tesse y est, ça passe.

L’un des inté­rêts du jeu est bien évi­dem­ment de s’y mettre à plu­sieurs (idéa­le­ment après quelques verres, mais là, le soft ne peut rien pour vous). On peut consti­tuer jusqu’à trois équipes de quatre joueurs. Soi­rée poi­lade assu­rée! Des boules Quiès peuvent être dépo­sées dans les boîtes aux lettres des voi­sins à titre pré­ven­tif si l’on veut évi­ter de se retrou­ver dans “Sans aucun doute” le ven­dredi soir.

Là où il fau­dra un peu mettre la main à la pâte, c’est pour consti­tuer sa biblio­thèque de médias. En effet, le jeu ne pro­pose que quelques titres d’artistes libres et donc incon­nus hors de leur cercle fami­lial (le site pro­pose d’ailleurs aux ‘zicos d’envoyer leurs titres, moyen de pro­mo­tion sympa). Plu­sieurs options s’offrent alors à vous: vous pou­vez faire vous-même vos titres karaoké au départ de vos MP3 (légaux, bien sûr, HADOPI vient de pas­ser, planquez-vous), avec le fichier texte du titre et une image de fond ou une vidéo. Ou alors, vous pou­vez télé­char­ger des chan­sons toutes prêtes et même des packs de chan­son en far­fouillant un peu dans les forums dédiés (sachant que ces den­rées se font de plus en plus rares pour la rai­son précitée…).

Vous aurez besoin, pour jouer, d’un ou deux micros. Atten­tion, pour jouer à deux micros, il faut deux cartes son, ou un dou­bleur de prises micros. Il est pos­sible que tous les micros ne soient pas recon­nus sur cer­tains PC, notam­ment ceux dont la web­cam inté­grée en com­porte un. Mais en bidouillant, on finit par s’en sor­tir. Un micro chant est idéal, mais un micro casque peut éga­le­ment faire l’affaire.

Ultras­tar n’est pas encore par­fait mais est en déve­lop­pe­ment per­ma­nent (la pro­chaine ver­sion est en pré­pa­ra­tion , des skins ou titres addi­tion­nels sont fré­quem­ment ajou­tés sur le site) et est lar­ge­ment suf­fi­sant pour pas­ser une excel­lente soi­rée entre copains. Une excel­lente alter­na­tive au jeu PS3 et à ses titres au prix pro­hi­bi­tif. Je n’ai qu’un conseil: installez-le vite avant le week-end! :)

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