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Mon gras et moi
Recom­mandé par des Influen­ceurs


Pre­viously on can­cer 2.0

Ne sachant trop com­ment reprendre le fil de ce blog, qui a déci­dé­ment besoin d’être débrous­saillé, je vais ten­ter un petit résumé de mes der­nières aven­tures médi­cales, his­toire de vous mettre à jour avant de repar­tir en sucette. Une fois les faits énon­cés, il sera tou­jours temps de repas­ser en mode pathos (non, ce n’est pas un pote d’Aramis, bande de nazes…) ou humour anthra­cite de der­rière les fagots.

Je vous avais laissé en plan entre deux bat­te­ries de tests, avec un pos­sible bis (comme les iti­né­raires, oui voilà), soup­çonné mais non avéré. Comme vous l’aurez peut-être déjà remar­qué, j’ai une forte pro­pen­sion à la poisse : autant dire que la réa­lité est pire que ce qui avait été envi­sagé à l’époque.

Fast foward jusqu’aux vacances de Noël. Durant toute la semaine que j’ai pas­sée en Autriche, je me suis trainé ce qui res­sem­blait furieu­se­ment à un tor­ti­co­lis fai­sant suite à un faux mou­ve­ment. Je ne m’en suis pas inquié­tée outre mesure jusqu’au matin du départ où je n’ai plus pu igno­rer le pro­blème : coin­cée comme jamais, hur­le­ments de dou­leur en option… évi­dem­ment, je n’ai pas pu prendre l’avion.

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Maître Yoda m’a dit…

Un jour ou l’autre, tout fumeur décide d’arrêter… ou d’essayer d’arrêter. Moi-même grosse fumeuse, je garde un sou­ve­nir éprou­vant de ma der­nière ten­ta­tive, si éprou­vant que je n’ai pas réel­le­ment tenté de réité­rer la chose sérieu­se­ment depuis plus de 5 ans. Comme l’a dit Maître Yoda (meuh non je ne suis pas une geek) : « N’essaie pas. Fais le, ou ne le fais pas. Mais il n’y a pas d’essais ». Alors demain – ou plu­tôt ce soir en me cou­chant, j’arrête.

Bonne réso­lu­tion en l’air du mois de jan­vier, comme tout ce que l’on entre­prend géné­ra­le­ment en jan­vier ? I don’t think so… Déjà, je vis dans une mai­son où nous sommes cinq fumeurs et nous allons tous arrê­ter en même temps, ce qui devrait m’être d’une aide consi­dé­rable. Cette date qui n’a pas été choi­sie par moi tombe à pic pour me don­ner l’impulsion néces­saire – bien que, ne nous men­tons pas, je flippe ma race (pour res­ter cor­recte, hein !) à la simple idée de ne plus m’allumer de clope à la moindre occasion.

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Leave Brit­ney (die) alone!

Je crois bien que je viens de battre mon record en termes d’espacement entre deux publi­ca­tions… A force de trop attendre le posi­tif pour avoir une bonne rai­son d’écrire, on en arrive à un blog qui res­semble à une vieille casse auto à l’abandon ! Et puis bon, vous allez vous réjouir trop vite à croire que je suis déjà morte, sus aux espoirs d’héritages de ma col­lec­tion de Spi­rou et de mes MP3 pour­ris… ! Alors bien que j’espère dans les pro­chains jours vous don­ner de bonnes nou­velles, me remettre aux billets légers et aux cri­tiques acerbes de mes congé­nères ou encore de la « culture », je n’en suis pas sûre, j’ai même rare­ment été aussi peu sûre du len­de­main. Je vous envoie donc un petit billet du fond du fond, bande de veinards !

Ah ! La méde­cine… Une science pas tout à fait exacte qui a géné­ra­le­ment besoin de confir­ma­tions pour être cré­dible. Je vous ai lais­sés en rade depuis un moment, alors petit rat­tra­page : une fois mes séances de chi­mio ter­mi­nées, j’ai eu droit à mes quelques semaines de radio­thé­ra­pie. Un gag en soi, d’ailleurs, ce trai­te­ment, ques­tion orga­ni­sa­tion, mais pas­sons… disons qu’au moins, j’ai pu visi­ter la région en taxi en long, large et même tra­vers ! Tou­jours est-il que le temps fait son œuvre et que je suis venue à bout des rayons. Cham­pagne ? Non, tout juste Cham­pomy – et encore, à condi­tion qu’il soit en promo, faut pas gâcher pour de mau­vais prétextes.

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Mais au bout du compte, on se rend compte…

Qu’on est tou­jours tout seul au monde. Diantre, la chan­son fran­çaise sait enfon­cer des portes ouvertes quand l’envie lui en prend… Cela dit, c’est joli­ment dit, et c’est on ne peut plus vrai, alors pour­quoi cher­cher à refor­mu­ler ce qui est déjà lim­pide? Oui, OK, j’avoue, c’est assez mal parti pour le billet guille­ret que je vous avais pro­mis il y a un temps déjà. Rassurez-vous, mes coups de mou ne durent jamais bien longtemps.

Je pour­rais m’étendre sur ce sujet concer­nant la vie pri­vée; les amis, le conjoint, la famille, mais c’est fina­le­ment assez dif­fé­rent et les proches, eux, ne sont pas à blâ­mer de cet état de fait. Non, là, j’ai comme une envie de me fâcher contre le corps médi­cal (et quand je dis corps médi­cal, je ne parle pas de Bran­don, aide soi­gnant le jour, Chip­pen­dale la nuit, bande de tartes…). Non, je parle des méde­cins qui ont raté l’UV “rela­tions humaines” (ah, cette UV n’existe pas? Oh ben vous m’en direz tant!).

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Un pied du trône a pêté…

… ou quand celle qui se croyait supé­rieure réa­lise qu’elle ne dif­fère guère des masses qu’elle cri­tique. Votre dévouée se sent d’humeur psycho-anthropo de comp­toir, aujourd’hui. C’est fou comme une fois qu’on ouvre les vannes de l’autocritique, on en devient intarissable.

C’est bien connu, un change la vision des choses, de la vie, des valeurs et bla­bla­bla et bla­bla­bla. Quelque part, c’est vrai. Ça n’empêche cepen­dant pas de se poser moult ques­tions sur soi et son rap­port à soi-même. Il n’y a pas que des len­de­mains qui chantent à la pers­pec­tive d’une gué­ri­son, il y a par­fois aussi une remise en ques­tion d’un impor­tant nombre de choses. Pas plus mal, me direz-vous.

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La délo­ca­li­sa­tion du hamster

En ces temps de crise, il est géné­ra­le­ment de bon ton de faire tra­vailler en prio­rité la popu­la­tion natio­nale et / ou euro­péenne. Si les délo­ca­li­sa­tions dues à la mon­dia­li­sa­tion sont en géné­ral mal per­çues, c’est évi­dem­ment encore pire en ce moment. Pro­duire à l’étranger pour réduire les coûts alors qu’ici, des gens perdent leurs emplois, c’est mal. C’est un fait, et aucune logique mar­ke­ting ou pro­duc­ti­viste ne peut excu­ser les dégâts humains ainsi générés.

Bon, voilà, main­te­nant ma porte ouverte enfon­cée (une fois n’est pas cou­tume), je peux en venir au cœur de mon sujet et pous­ser mon coup de gueule indi­gné. Ces jours-ci, j’ai ten­dance à avoir le fai­blard. Je dirais bien que je trouve mes glo­bules un tan­ti­net pâli­chons, mais par­lant des blancs, ça n’aurait guère de sens, hein, quand on y pense. Alors pour leur redon­ner la pêche – c’est de sai­son – on me fait des injec­tions et voilà où je m’insurge (si si, on y vient).

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GI Joolz">GI Joolz

Il ne vous aura pas échappé, chers lec­teurs assi­dus (oui oui, vous trois ou quatre, là) que je n’étais guère pro­li­fique ces temps-ci… voire lit­té­ra­le­ment absente. A dire vrai, j’attendais d’avoir assez de bonnes blagues noires et vaseuses pour vous décrire ma situa­tion de manière hila­rante bien que bor­der­line, mais voilà, l’inspiration ne vient pas. Je vais donc faire avec les moyens du bord pour vous conter les der­nières aven­tures de “Julie et Brit­ney vont à l’hosto”. Notez que j’aurais pré­féré “Brit­ney et Julie sont dans un bateau, Brit­ney tombe à l’eau”, mais bon, hein, on choi­sit pas toujours.

Je vous avais lais­sés en plan avant le début de mon trai­te­ment lors du bap­tême de Brit­ney (oui, si vous n’aviez pas suivi, Brit­ney est le petit nom de ma tumeur). Rien de bien excep­tion­nel depuis… quelques séances de chi­mio, un régime mi-figue, mi-raisin pour notre pops­tar mau­dite et une mue sai­son­nière à faire pâlir de jalou­sie tout angora qui se respecte.

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Un ptit nom siouplaît!

Bon, ben nous y voilà… ce coup-ci, on va com­men­cer la chi­mio, d’ici une dizaine d’heures. Je ne sais trop qu’en dire si ce n’est que cela m’inquiète… com­ment vais-je sup­por­ter les effets secon­daires, ces pro­duits toxiques ne me feront-ils pas autant de mal que de bien, suffiront-ils à venir à bout de mon crabe ?? Autant […]

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Plus pois­seux, tumeur…

Aujourd’hui, je vais me lan­cer dans un exer­cice un peu dif­fé­rent de ce que je fais d’habitude: je vais vous par­ler de moi. En temps nor­mal, ce n’est pas du tout mon truc mais, par­fois, on voit sa vie bas­cu­ler et cer­taines choses changent… Rassurez-vous, vous n’allez pas devoir lire l’intégrale en 312 volumes de ma pal­pi­tante bio­gra­phie (je vous épargne pour cette fois), je vais me concen­trer sur le pré­sent et par­ta­ger avec vous mon sym­pa­thique far­deau (sic)…

J’ai un . C’est dra­ma­tique et déses­pé­ré­ment banal en même temps. Un du sein (le gauche, je pré­cise pour les adeptes de la pré­ci­sion), apparu aussi rapi­de­ment qu’insidieusement. Tout allait bien jusqu’à ce que je sente une espèce de boule qui n’avait rien à faire là et que s’enchaînent les exa­mens divers et variés.

A 31 ans, on ne s’attend pas à ça. J’ai pour­tant lu (sur Inter­net, infor­ma­tion à prendre avec des pin­cettes, donc) que 5% des can­cers du sein touchent des femmes de moins de 40 ans. La pré­ven­tion s’adresse sur­tout aux femmes de 50 ans et plus. Il serait pour­tant impor­tant d’informer les plus jeunes – sans pour autant prô­ner des exa­mens sys­té­ma­tiques – afin de leur faire savoir qu’elles doivent être vigilantes.

Conti­nue rea­ding Plus pois­seux, tumeur…

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