La plupart des gens aiment bien chanter, comme ça, pour le plaisir, et ce même si c’est faux car finalement, on a rarement le jury de la Nouvelle Star dans notre salle de bains. Certains comme moi poussent même le vice jusqu’à pousser la chansonnette dans un micro, sans égard aucun pour les oreilles de leurs congénères alentour. Pour ce faire, plusieurs moyens existent… traîner les bars karaoké, squatter chez un ami qui a une installation ad hoc, ou disposer d’une console de jeux et de sa ludothèque associée.
Tout ça, c’est bien gentil, mais c’est la crise, nondidju, et si on veut manger pommes et poireaux, voire même de la viande les jours de fête, difficile d’investir dans une Playstation 3 pour satisfaire de simples plaisirs vocaux (mais pas forcément auditifs, notez bien). Après plusieurs générations plus ou moins réussies de karaoké gratuits sur PC (j’ai encore le douloureux souvenir de sons MIDI…), nous tenons enfin un logiciel digne de ce nom: Ultrastar Deluxe.
Chers lecteurs, c’est avec bonheur que votre dévouée vous présente ici son interview d’Anesa, l’excellent groupe d’Harold que je vous ai déjà présenté ici.
Charmants, ils ont pris le temps de répondre aux questions que je leur ai envoyées, avec professionnalisme et humour ! Plutôt que d’en faire des caisses, je vais leur laisser la parole
Et bien sûr, je vous engage à vite prendre vos places pour le concert du samedi 6 décembre à la Boule Noire, il en reste quelques unes !
Afin de vous y retrouver dans les initiales, voici les petits noms des membres du groupe :
Harold : chant, guitare
Nicolas : guitare, choeurs
Guillaume : basse, guitare
Benjamin : batterie, xylo
Vous vous êtes rencontrés après avoir eu des expériences artistiques séparées. Quels sont vos parcours respectifs ?
N : Benjamin (le batteur) et Guillaume (le bassiste) avaient chacun un groupe, groupes qu’ils avaient abandonnés quelques mois avant l’expérience Anesa.
Harold (le chanteur) venait de remplir de belles salles dans le registre de la comédie musicale, avec le spectacle « le sel et le miel ». Et moi, j’étais encore à l’époque en école de musique et je me produisais de façon sporadique.
BenJ : Pour ma part, j’ai eu deux groupes avant Anesa ! Un très tourné vers le grunge et un très proche de Noir Désir/Luke. Avec le temps on s’assagit (rires) ! En même temps, je participais à des ateliers axés vers le blues et le jazz. Toutes ces expériences m’ont beaucoup apporté !
G: Je jouais de la basse dans un groupe qui a splitté peu de temps avant de rentrer au sein d’Anesa. Mais à côté de la musique et du son, l’ « image » était une vraie drogue chez moi. C’est une passion que je continue d’exercer et qui a une véritable influence sur mes choix créatifs.
Plus personne n’y croyait… des années de blagues récurrentes dans la presse musicale (un peu comme Duke Nukem dans un autre registre)… des fans qui sont probablement passés de vie à trépas pendant l’attente… des membres du groupe qui se sont barrés vers de plus vertes prairies… de simili retours sur scène avec quelques morceaux pour entretenir un suspense déjà évaporé… Tout espoir semblait avoir disparu…
Pourtant, le 23 novembre dernier- à la stupéfaction générale – a eu lieu la sortie mondiale de Chinese Democracy, le nouvel album des Guns N’Roses, que l’on n’aura somme toute attendu que 15 ans.
Enfin des Guns N’Roses… entendons-nous bien : du lineup “original” ne subsistent qu’Axl Rose et Dizzy Reed (ce dernier ayant rejoint le groupe en 1990). Alors, après le buzz le plus long de l’histoire de la musique, que penser de cet album ?
Peut-être êtes-vous comme moi : un peu élitiste, mais somme toute, vous assumez vos moments de flemme intellectuelle et de fait, il vous arrive de vous adonner au plaisir coupable de regarder la Star Academy – principalement pour critiquer des paons qui font la roue malgré l’indigence de leur organe vocal ou de leur talent expressif, il est vrai.
Ça fait quelques saisons déjà que je trouve le casting passablement inintéressant dans l’ensemble, essentiellement composé de bimbos interchangeables et de voix parfois (même pas toujours) jolies et justes, mais sans saveur. Alors dans la fadasserie générale du vendredi soir, à la grand messe du Nikos sous ecsta, on est heureux quand quelques aspirants chanteurs tirent leur épingle du jeu.
Ils sont peu cette année, je dois dire, pas besoin de plus d’une main pour les compter. Et parmi eux se trouve probablement mon plus gros chouchou depuis que la Starac existe. Plus en accord avec les goûts du membre bénévole de jury de salon que je suis que ses petits camarades, un informaticien de 28 ans a tout plaqué pour se lancer dans l’arène de l’exposition médiatique et a charmé mon oreille jusqu’à son étrier…
Injustement éliminé trop tôt au vu de son talent, Harold est pour moi d’ores et déjà le grand vainqueur de cette promotion : une voix superbe, une personnalité sensible et une touche wok’n’roll. Il a pourtant été décrié par les grands professionnels impartiaux (sic) composant le corps professoral de cette édition. Mais sa participation fut un très bon calcul pour Harold puisqu’il a pu faire connaître son groupe, Anesa.
Aujourd’hui, j’ai envie de faire un truc fou, limite borderline pour moi: l’éloge de la gentillesse et de la simplicité. C’est vrai que je suis généralement plus encline à râler sur tout ce qui me passe par la tête, mais parfois, ça fait du bien de revenir à des valeurs essentielles.
Je vais encore enfoncer des portes ouvertes – une fois n’est pas coutume – mais être gentil gratuitement aujourd’hui, c’est rare. Les relations humaines, en dehors du cercle restreint des proches, sont souvent basées sur l’intérêt, la mesquinerie et l’hypocrisie (et j’ai en tête des exemples précis, issus de la vie professionnelle d’amis). Je le sais d’expérience : quand on est gentil sans raison, on passe souvent pour un dégénéré et on se heurte à l’incompréhension générale.
Les gens à la mode? Ceux qui ont l’argent facile (Paris Hilton, pour ne citer qu’elle), ceux qui font parler d’eux en bavant sur autrui (Gauthier de la Starac et beaucoup de candidats tellement fashion de téléréalité), les prétentieux qui se croient arrivés avant d’avoir commencé (Yvane, toujours de la Starac, décidément), ceux qui se font plus remarquer par leurs frasques que par leur talent (trop de monde à citer).
En panne sèche de sujets palpitants depuis quelques jours et ne pouvant laisser mon blog plus longtemps dans la désolation, j’en reviens à mes classiques, une base intarissable de sujets où puiser.
Pour cette fois, je me tourne vers le métal et plus précisément vers The Old Dead Tree (Step 1: rappel).
Grande fan de TODT devant l’Éternel, je vais vous présenter “The Nameless Disease”, le premier album (hors-démo), un coup d’essai qui est un coup de maître, le genre d’album tellement bon qu’il est difficile de croire que c’est le premier.
De manière générale, j’aime rallier les gens à ma cause, et j’aime défendre “ma musique”. Car c’est un fait, le métal se heurte à bien des idées reçues. Quelle perte pour les gens de goût qui s’ignorent… car non, ce n’est pas forcément du bruit, sans saveur, sans consistance et sans mélodie.
Samedi dernier, je voulais aller voir Volo en concert. Il est de notoriété publique que je n’ai généralement pas de bol (NDLR: penser à faire un billet sur la loi de Murphy et ses corollaires), et comme il se doit, suite à mon opération, je n’étais pas en état. Du coup, j’ai décidé de vous parler du CD, en attendant une autre occasion!
Quoi qu’en pensent ceux qui me connaissent, non, je n’écoute pas que du métal, je ne headbangue pas à longueur de journée et oui, parfois, j’aime bien écouter de la musique française. De la bonne, j’entends. D’où ce billet, suivez l’enchaînement…
Peut-être connaissez-vous les Wriggles (excellent groupe d’ailleurs) et de ce fait, êtes familier avec une partie du groupe, constitué des frangins Volovitch et de leurs musiciens.
Si vous avez Free et donc la chaîne NO LIFE, vous connaissez sûrement ce phénomène étrange… vous êtes là, zapette à la main, persuadé que dans quelques minutes, vous trouverez une émission pertinente à regarder, et d’un coup d’un seul sans prévenir, bam, vous tombez sur No life à l’heure des clips! Vous voilà happé dans un océan coloré, pop et kitschissime et restez hypnotisé pendant une durée indéterminée sans même vous en rendre compte. La première fois que j’ai fait cette expérience (qui a donné tout son sens au nom de la chaîne), je suis tombée sur une chanteuse vraiment pas nette… Toast Girl. Et là, on comprend le fossé culturel entre Europe et Japon.
J’étais gentiment à la FNAC de Strasbourg, en février dernier, ayant en mémoire que le rayon métal était au temps jadis particulièrement bien fourni. Pendant que ma copine Nathalie faisait ses emplettes, je me suis donc installée dans mon coin favori pour écouter les nouveautés. Assez rapidement, j’ai eu en main le dernier album de TODT (ça ira nettement plus vite…). Pochette dénotant au milieu des autres, elle a attiré mon regard, et je me rappelais avoir lu une critique élogieuse quelques mois auparavant qui m’avait donné envie de les écouter. Et là, catastrophe… le drame, ce CD, pourtant en facing, était le seul de la rangée à ne pas être reconnu par la borne d’écoute… blasée, j’étais. Finalement, sur une impulsion alors que je faisais la queue, j’ai rebroussé chemin pour retourner chercher ce CD dont je n’avais pas entendu la moindre bribe… Ah, l’intuition féminine, desfois, ça vous change une femme…. Continue reading »



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