Peut-être êtes-vous comme moi : un peu élitiste, mais somme toute, vous assumez vos moments de flemme intellectuelle et de fait, il vous arrive de vous adonner au plaisir coupable de regarder la Star Academy — principalement pour critiquer des paons qui font la roue malgré l’indigence de leur organe vocal ou de leur talent expressif, il est vrai.
Ça fait quelques saisons déjà que je trouve le casting passablement inintéressant dans l’ensemble, essentiellement composé de bimbos interchangeables et de voix parfois (même pas toujours) jolies et justes, mais sans saveur. Alors dans la fadasserie générale du vendredi soir, à la grand messe du Nikos sous ecsta, on est heureux quand quelques aspirants chanteurs tirent leur épingle du jeu.
Ils sont peu cette année, je dois dire, pas besoin de plus d’une main pour les compter. Et parmi eux se trouve probablement mon plus gros chouchou depuis que la Starac existe. Plus en accord avec les goûts du membre bénévole de jury de salon que je suis que ses petits camarades, un informaticien de 28 ans a tout plaqué pour se lancer dans l’arène de l’exposition médiatique et a charmé mon oreille jusqu’à son étrier…
Injustement éliminé trop tôt au vu de son talent, Harold est pour moi d’ores et déjà le grand vainqueur de cette promotion : une voix superbe, une personnalité sensible et une touche wok’n’roll. Il a pourtant été décrié par les grands professionnels impartiaux (sic) composant le corps professoral de cette édition. Mais sa participation fut un très bon calcul pour Harold puisqu’il a pu faire connaître son groupe, Anesa.

















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